Evolution de la médiation familiale

Publié le par PEM

Depuis la création de l'association Parents-Enfants-Médiation à Montpellier en 1989 dans la mouvance de SOS Enfants du divorce, la médiation familiale n'a cessé de se proposer de plus en plus largement aux parents soucieux d'établir des accords responsables dans l'intérêt de leurs enfants.

Le Ministère de la justice propose depuis quelques mois l'information suivante :

http://www.justice.gouv.fr/_telechargement/brochure_mfprof.pdf

Parmi les premiers travaux officiels sur la médiation familiale, nous soulignons celui de Roseline Edelmann qui avait préparé et présenté son diplôme d'état de médiatrice familiale dans le cadre du Centre PEM.

Nous développons aussi une recherche en Anthropologie avec Monsieur Gabriel Preiss, Président de l'Association Atelier d'Anthropologie Appliquée qui se préoccupe d'études sur les attitudes et leurs pratiques, de recueillir et analyser les manières de s'exprimer ou de penser, recenser les usages les plus banals ou quotidiens...

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jaulin 04/09/2014 16:23

Lors d'une séparation l’intérêt de l'enfant et son bien-être sont trop souvent négligés, la justice a tendance à envenimer la situation bloquant toute communication positive entre les membres du couple.
Or il existe deux "couples" le couple conjugal qui n'est plus et le couple parental qui doit rester, c'est essentiel pour l'enfant pour qui le père et la mère seront toujours les mêmes personnes et ce même si chacun reforme un couple conjugal.
Le système judiciaire oublie trop souvent l'enfant, la médiation familiale permet aux parents de se centrer sur l’intérêt et le bien-être de l'enfant avec un regard neutre: "recoller" et consolider le couple parental pour rester des parents responsables malgré la séparation des conjoints ou concubins.

Barbidou 24/09/2014 18:59

Il me semble trop raccourci d'écrire que "le système judiciaire oublie trop souvent l'enfant", ou alors il faudrait écrire que tous les acteurs concernés, jusqu'aux parents eux-mêmes, ont trop souvent tendance à se replier sur leur petit confort égoïste, sous couvert de défendre les intérêts de l'enfant, et cela en toute bonne foi, mais ne grattez pas trop s'il vous plaît.
Remarquons simplement que le système judiciaire (machine complexe où s'articulent plus ou moins bien plusieurs logiques, celles des juges, des avocats, des parties, ...) n'est pas prévu pour que des problèmes affectifs soient métabolisés, pour qu'un conflit évolue efficacement jusqu'à se dissoudre dans une solution harmonieuse. C'est prévu pour pondre des règles de fonctionnement, ce n'est pas pareil.
C'est pour cela que tant qu'il paraît encore possible de travailler la matière humaine il vaut bien mieux jouer la carte de la médiation, avec l'option judiciaire en simple validation en cas d'accord, ou comme dernier repli quand rien n'a été possible. Offrons à nos enfants des parents qui fonctionnent malgré leurs différences plutôt que des parents qui dysfonctionnent avec des gilets pare-balles judiciaires !
En fait la médiation familiale devrait être tentée dès qu'un parent ressent des difficultés sérieuses dans son couple, pour que les difficultés conjugales, avec ou sans séparation au bout du compte, affectent le moins possible le couple parental. Je crois, mais un peu tard !, que c'est vraiment cela, agir en parent responsable.